INTERVENTIONS EN COLLEGES ET LYCEES -

à partir d'un support historique

Deux objectifs : prendre conscience de la naissance d'un conflit

Réfléchir ensemble à la violence au quotidien

 

Le travail réalisé en collaboration avec les professeurs d'histoire est très bien perçu par les jeunes qui posent beaucoup de questions sur cette période méconnue de la guerre d'Algérie et donc, mal perçue, avec des amalgames qui nécessitent souvent des explicitations concises et sans jugement afin de mieux comprendre. Au préalable, nous réfléchissons ensemble, les enseignants et moi-même, à une collaboration qui permet de mutualiser et partager nos connaissances. Notamment en utilisant le livre que j'ai écrit comme support et aborder certains sujets avec les adolescents qui, à mon sens, relèvent de la prévention des relations humaines bien mises à mal actuellement. Ainsi, nous les amenons vers une prise de conscience :

-  Faire qu'ils questionnent leurs grands-parents ou grands-oncles sur le sujet. La plupart n’en parlent jamais. Et pourtant lorsqu’on les écoute cinquante ans plus tard, de quels côtés qu'ils aient combattu, ils se souviennent encore des balles sifflant dans les oreilles. Ils savent ce que c’est que d’avoir peur à 20 ans. Ils se souviennent aussi de la solidarité et de la fraternité dans la souffrance.

-  Décortiquer ensemble la naissance d'un conflit dans notre quotidien. Réfléchir sur les différences.

-  Interpeler nos jeunes (et pas seulement) sur la communication. La violence verbale est entrée dans la rue, la cour d’école, la famille. Aujourd’hui l’agressivité dans l’échange est devenue un moyen de s’exprimer banal. Aussi instinctif et inconscient que prendre une fourchette pour manger. On se parle de manière agressive et provocante sans même sans apercevoir. D’enfant à parent et vice-versa. Moins d’attention, de patience, de forme de politesse dès la toute petite enfance, comment changer cela ?

-  Leur faire comprendre que c’est dans le respect de l’autre que nous nous respectons nous-mêmes. Et le respect de la terre aussi. Celle qui nous accueille, celle qui nous nourrit. Ce respect-là est devenu une nécessité. Mais attention toutefois aux dérives catégoriques et excessives. Là encore, prenons exemple sur les temps un peu plus anciens.

-  Leur rappeler le rôle de la femme, de la mère, dans toutes les civilisations. Le rôle de celle qui enfante, aime, soigne, guérit, caresse, éduque. Pas celui de prendre les armes qui tueront l’enfant d’une autre.

Et donc bien sûr… aborder la non-violence.  

A ce sujet, l’AFC Umani, grâce à son président Jean-François Bernardini, leader du groupe I Muvrini, œuvre en Corse et partout sur le continent pour aborder ce sujet. L’association a mis en œuvre des sessions de formations à l’attention de futurs formateurs à la non-violence.

Elle organise, en collaboration avec l’Education Nationale, des actions dans les écoles insulaires et partout sur le continent en France, en Belgique, en Suisse :

http://www.afcumani.org/nonviolence_danslesclasses.html

 

 

http://www.ungonedansledjebel.fr/